Le papa, la maman et le nazi

Le papa, la maman et le nazi

‘Nous voulons être comme ces jeunes gens que nous avons vus sur YouTube, torse nu, le visage ouvert, une coiffure particulière et le regard émerveillé. Ceci n'est pas un jeu. C'est le changement. Enfin, une lueur d'espoir est apparue. Notre sort s'améliore. Nos dos se redressent. Des gens commencent à nous suivre. À nos côtés se rangent les abrutis, les fainéants, les laids, les éclopés, les impécunieux, les ratés, les accros à la télé, les enfants de drogués, les enfants de bien-pensants, les enfants de familles monoparentales, les suivistes.
À nos côtés ne se rangent pas les intelligents, les beaux, les populaires, les bien-pensants, les pris au sérieux, les bénéficiaires d'argent de poche et les suivistes.
Nous sommes l'Ordre. Nous détestons le chaos. Nous sommes vêtus de noir et nous hurlons « Heil »’.

De plus en plus de jeunes tombent sous l'emprise du nazisme, souvent sans s'en rendre compte. Comment devient-on nazi ? Le nazisme est-il contagieux ? Qu'est-ce qui change quand on est nazi ?
Pour un nazi, y a-t-il encore l'espoir de redevenir normal un jour ?

Le papa, la maman et le nazi  est une comédie à propos d'un garçon qui, le jour où sa mère quitte la famille, décide de devenir nazi. On tente de le remettre de force dans le droit chemin, mais en vain. Après quelque temps, à cause de son entêtement, il contamine aussi son père. L'écume aux lèvres et lançant des imprécations, le père et le fils rôdent dans les tréfonds de la haine. Ils semblent irrémédiablement perdus. Mais grâce à un événement inattendu, tout finit par s'arranger.

PRODUCTION: KOPERGIETERY & THEATER ANTIGONE
TEXTE: Bruno Mistiaen
MISE EN SCENE: Carly Wijs
JEU: Jan Sobrie/Joris Hessels*, Tania Van der Sanden, Jos Verbist
DRAMATURGIE: Mieke Versyp
SCENOGRAPHIE: Giovanni Vanhoenacker
VIDEO: Peter Monsaert
COSTUMES: Valerie Leroy

Âge
16+